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La Cressonière

DESCRIPTIF

Une petite cressonnière existait lorsqu’en 1905, la famille Regeasse entreprit son exploitation et son développement.

Après la guerre de 1914-1918, on peut compter 30 fossés de 50 mètres de long sur environ 3 mètres de large.

Les cressonnières devaient être installées obligatoirement sur des parcours d’eau courante. En effet, l’eau devait être d’une qualité irréprochable :

  • très pure au départ de la source
  • pure dans tous les fossés
  • potable lors de son rejet dans la rivière

Les engrais naturels étaient interdits car ils favorisaient la prolifération de la douve, ver parasite très dangereux s’attaquant au foie des humains.

LA PRODUCTION, de la préparation des fossés à la vente du cresson :

Préparation des fossés

Les fossés doivent être parfaitement entretenus. Tous les ans, il faut les assécher, les désherber, enlever la vase et restaurer les rives.

Deux types de fosses composent une cressonnière :

  • les fosses à semis ;
  • les fosses de reproduction.

Production du cresson

Dans les fossés à semis, on laisse fleurir le cresson pour obtenir des graines qui sont ensuite mises à germer pour la récolte suivante.

Ces graines préparées sont placées dans les fosses de reproduction ; on monte le niveau d’eau au fur et à mesure de la pousse du cresson.

L’hiver, le cresson doit être régulièrement maintenu dans l’eau pour empêcher qu’il ne gèle (l’eau de source des anciennes cressonnières sortait à une température située entre 10 et 13°C quelque soit la saison). Cette opération s’effectue par roulage (rouleau de la largeur des fossés tirés à l’aide de chaînes) ou par “chuellage”.

Les exploitants de la cressonnière tenant les “chuelles”, larges planches au bout d’un grand manche permettant de tasser le cresson dans l’eau. Remarquez aussi le panier en osier servant au transport des bottes de cresson.

Récolte

La récolte se faisait de juin à octobre, toutes les 3 semaines, à raison de 2 à 3 bottes par mètre carré. Elle s’effectuait à la main.

Le cueilleur se plaçait sur une planche disposée en travers des fossés, ramassait 2 à 3 poignées de cresson qu’il liait à l’aide d’un brin d’osier pour former une botte. Il récoltait environ 80 bottes par heure.

Vente

Une grande partie de la récolte était vendue aux “Halles de Paris”. Le transport vers Paris s’effectuait par chemin de fer à partir de la gare de Moret.

L’autre partie était vendue sur les marchés locaux, à la criée devant les usines ou au porte à porte : “Cresson de Fontaine, la santé du corps, à 10 sous la botte !”

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