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Monuments historiques

Mur de Pommiers

XVIIIè Siècle
Grès et pierre calcaire

Emplacement : 134 bis, Avenue de Fontainebleau

Comme Thomery, Veneux-Les Sablons a une longue tradition de murs à vignes et d’espaliers de fruits. Aujour­d’hui encore, plusieurs habitants viennent vendre leurs fruits et légumes au marché de Fontainebleau. Depuis 1730, date à laquelle François Charmeux a établi le premier mur à treille de vigne à l’identique de la Treille du Roy à Fontainebleau, les murs au midi sont réservés à la cul­ture de la vigne, tandis que ceux du versant nord le sont aux pommiers et poiriers.

Ces murs, construits en grès et en pierre calcaire, sont chapeautés de tuiles et portent au-dessous des verres soutenus par de longues tiges de métal, afin de protéger les cultures de la pluie et mieux refléter le soleil qui hâte le mûrissement. Beaucoup ne sont cependant plus utilisés. 

Les Venelles

Si Thomery était renommée pour la culture du raisin de table, Veneux témoigne d’une longue tradition vinicole.

En effet, la vigne a fortement marqué le paysage de Veneux-Les Sablons, qui comptait encore près de 300 vignerons à la fin du XIXème Siècle.

Si les potagers et les vergers ont progressivement supplanté la vigne, un important réseau 11km de venelles jalonnées de puits, subsiste au cœur de la ville.

De la largeur d’une brouette, elles permettaient aux propriétaires d’accéder à leurs potagers enclavés. Les GR 11 et 11 bis les empruntent.

Ces chemins bucoliques entres murs de grès et de meulière permettent de découvrir Veneux côté jardin !

 

Villa les Greffières

Fin du XVIIIè Siècle
Calcaire, brique et enduit

Emplacement : 35, Rue Victor Hugo

Ne reste de la propriété originelle, peut-être du XVIIè Siècle, qu’un beau porche d’entrée en voûte surmonté d’une tour carrée. Un passage cocher aboutit à un pigeonnier. La rue Victor Hugo étant l’ancienne route de Bour­gogne, les Greffières peuvent avoir été un relais de diligences. La pro­priété, reconstruite à la fin du XIXè Siècle, est habitée par l’homme de lettres Robert de La Villerhervé. Elle est le théâtre, en 1893, d’un drame par­ticulièrement sanglant. Un garçon de ferme, Charles Scherer, employé depuis peu par Mme de La Ville­hervé, assassine à coups de couteau la bonne et blesse grièvement les propriétaires. Il est jugé et exécuté le 29 Janvier 1894. 

 

Plaque de la Villa Bellevue


XIXè Siècle
Tôle émaillée

Emplacement : 2, Rue Victor Hugo

Située sur l’ancienne route de By, cette maison, aujourd’hui en fort mauvais état, abrite le peintre Alfred Sisley de 1880 à 1882, puis à partir de 1883.

Il figure sur la liste nomina­tive de la commune comme chef de ménage, peintre et étranger. Ses enfants sont aussi considérés comme étrangers.

Avec Degas, Monet, Pis­sarro et Morisot, Sisley peint ses tableaux les plus remarquables à Veneux-Les Sablons. Il représente les bords de Seine, les lisières de forêt, à Veneux-Les Sablons et à By-Thomery, les chemins de By et les Roches Cour­taut, paysages où il rend le jeu du ciel, de l’eau ou des branches d’arbres en touches légères et en effet de glacis.

Sisley réside à nouveau à Veneux­-Les Sablons en 1886, à la Villa l’Aiglon, avant de quit­ter définitivement la ville en 1889, pour habiter à Moret­-sur-Loing jusqu’à sa mort, le 28 Janvier 1898. 

Villa l’Aiglon


XIXè Siècle
Brique, ciment et pan de bois

Emplacement : 35, Avenue de Fontainebleau

Cette villa est habitée par Alfred Sis­ley en Janvier 1886. Cette villa est également celle de Sarah Bernhardt qui, comme d’autres nombreux artistes, a choisi Veneux-Les­ Sablons comme résidence.

Le nom de l’Aiglon donné à la mai­son est sans doute un hommage à la pièce d’Edmond Rostand, dans laquelle elle obtient un succès triomphal.

 

Lavoir

XIXè Siècle
Grès
Emplacement : Chemin du Lavoir

Jaillissant du lavoir communal au toit couvert de petites tuiles, la source Nadon fait partie des sources qui alimentent Paris en eau de qua­lité, grâce à des aqueducs.

Projet du Baron Haussmann qui, dès 1852, entame ce qu’il appelle « la bataille des sources », la captation et l’ame­née à Paris de différentes eaux de source, principalement en prove­nance de Seine-et-Marne, doit four­nit à la capitale une eau plus salubre.

Cette entreprise, commencée sous le Second Empire, ne s’achève qu’au début du XXè Siècle.

Veneux-Les­ Sablons tient une place centrale dans ce projet, puisque c’est dans une usine construite sur le territoire de la commune que viennent se réunir toutes les eaux captées, avant de repartir sur Paris en un seul conduit.

Plusieurs aqueducs parviennent à Veneux-Les Sablons : celui des eaux de Lavanne et autres sources, construit en 1879, celui des sources de la Joye et de Chaintreauville en 1900, et celui des eaux des rivières de Provins, la Voulzie, le Durteint et le Dragon, en 1921-1923. Après leur passage à l’usine de Veneux-Les­ Sablons, toutes les eaux terminent leur parcours au grand réservoir du Parc Montsouris, à Paris . 

Église Saint-Philippe-et-Saint-Jacques

de 1826 à 1827
Calcaire et brique
Emplacement : Rue de la Passerelle

Cette église est inaugurée le 11 No­vembre 1828. Sa construction est consécutive au souhait des Veneu­siens d’ériger leur commune en paroisse et de s’émanciper ainsi de la paroisse de Moret-sur-Loing.

L’édifice est composé d’un nef unique percée de petites ouvertures en plein cintre. Le clocher carré est haut de 15 mètres.

Selon la tradition, la cloche a été fon­due avec les débris de celle de l’église de Fontainebleau, qui avait été démontée et brisée lors de la Révolu­tion. Les parrain et marraine de cette cloche étaient Louis XV et Marie Leczynska.

 

 

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